« Les jeux vidéos appauvrissent le langage, détruisent la culture, esquintent la mémoire… Les anciens disaient la même chose du Rock et de la BD ». Shigeru Miyamoto.

Visionner la K7  promo de l’époque (1992)

La SNES Mini est le parfait exemple du produit Geek qui ravive la nostalgie de longues heures de jeux passées devant l’écran cathodique du salon. Toute la presse parle de ce petit objet composé d’une carte ARM Cortex A7 quatre cœurs et d’un GPU Mali. Ajoutez-y de la mémoire Flash NAND  (512 Mo) pour les sauvegardes et vous obtenez une mini console par la taille mais grande par son catalogue de jeux à succès.

On pourra toujours pester contre l’absence de certains titres comme Fire Emblem Warriors, Chrono Trigger, Donkey Kong Country II  ou encore Super Mario All Stars (!?!). Et pourtant, à l’évocation des 21 titres pré-installés les yeux s’allument chez les joueurs et les souvenirs refont surface lors de discussions sans fin entre potes. On se « consolera » avec Secret of Mana et Final Fantasy III (6 en Europe) qui figurent parmi les RPG les plus prisés des gamers.

A noter que les RPG (et l’ensemble des jeux) ne sont pas en français. Vous aurez les versions présentent sur les ROM américaines. Si pour les jeux de type combats (Street Fighter) et racing (Mario Kart) ce n’est pas trop gênant ça peut constituer un soucis pour les non-anglophones. Surtout quand dans un Zelda, Secret of Mana ou encore Earthbound le texte constitue un part importante pour saisir l’intrigue (surtout quand Big N ne livre pas la totalité des textes car à l’époque il n’y avait pas la place pour les implémenter dans la cartouche).  

Tout a commencé un jour de juin 2017 avec un tweet de Nintendo Europe en forme de madeleine de Proust numérique !

 

Après la sortie de la Nes Classic Mini en 2016 (et le succès qu’on lui connaît) on supposait que Big N préparait forcément la suite. Le rétro Gaming a le vent en poupe et les quelques 48 millions de Super NES écoulées à l’époque n’y sont pas pour rien ! Cette console 16 bits recoupe tout ce qui a pu se faire de mieux en arcade 2D avant l’avènement de Sony avec sa Playstation et sa technologie capable de 3D texturée.

 

 

Cependant tout n’ai pas parfait au royaume du constructeur nippon, les câbles des manettes même s’ils ont été rallongés sont toujours trop courts pour les gamers qui jouent aujourd’hui sur des écrans 16/9 qui n’en finissent plus d’enquiller les pouces (non ce n’est pas grossier !). Economie d’échelle où réel désir de vendre de l’accessoire sous forme de rallonges qui va venir gonfler la note ? Le prix final de la SNES correspond au double de celui de la NES mais on dispose d’une deuxième manette dans la boîte. Sachant qu’une manette officielle avoisine les 15 € : 2 X 15 = 30 €. On s’approche de la moitié du prix de la machine avec les deux pads fournis. La non présence d’un adaptateur secteur est une pratique qui se généralise chez la plupart des constructeurs aujourd’hui. Nous en avons tous une demi-douzaine dans notre boîte à accessoires (vous savez celle qui permet de conserver les câbles façon spaghetti del mare).

La SNES Mini permet d’obtenir une console clé en main avec un catalogue de jeux très bons, voire excellents, mais trop peu nombreux à mon goût. Le design de la machine a mieux vieilli que celui de sa « petite sœur » la NES (ancrée dans les 80’s). L’interface est très ergonomique et la fonction Rewind permettant de re-jouer un passage difficile à franchir dans certains jeux (Grrr Super Gouls & Ghost) s’avère très pratique. Notons également la présence d’emplacements de sauvegarde (mémoire flash NAND) pour les RPG et JRPG.

J’ai apprécié la présence de filtres qui lissent les pixels ou au contraire permettent de jouer façon cascadeurs comme à l’époque des TV à tube cathodique. Pour « meubler » les bandes noires de nos formats 16/9 (je ne vous parle même pas des formats 21/9 !) de nombreux décors pourront être sélectionnés. Ma préférence va a celui qui simule une « sorte d’ambilight », c’est à dire que le filtre n’est pas figé et arbore les teintes du jeu en cours.

 

Arrivés au terme de ce billet sur la console je la recommande aux joueurs à deux conditions : accepter de ne pas pouvoir jouer à des jeux qui auraient mérité leur présence sur la Mini (voir le paragraphe sur les titres); ne pas mettre plus de 75-80 € sur un produit équipé d’une carte ARM (similaire à l’excellent Raspberry Pi) pour aborder le rétro Gaming si d’aventure vous n’avez pas déjà ressorti votre ancienne SNES du grenier.

 

Pour se replonger dans l’ambiance on écoute les plus belles musiques de jeux sorties sur la Super Nintendo.

Les meilleures BO de la console :

Déballage et premiers avis sur la partie matérielle:

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