Derrière ce titre forcément « putaclic » se cache mon avis personnel sur deux films de « genre » français qui sortent cet été 2018 en Blu-ray et VOD.

Le point commun des deux métrages et la survie ou plutôt le « survivalisme », ce néologisme post-apocalyptique qui permettra aux personnes les mieux préparées de surmonter un hypothétique effondrement ou « collapse » de nos sociétés capitalistes.

Dans La Nuit a Dévoré Le Monde le réalisateur Dominique Rocher nous fait partager la vie de l’un des derniers survivants d’une apocalypse zombie. Alors, je sais, vous êtes gavés de films du genre et la série The Walking Dead , après vous avoir séduit, a fini par devenir le fossoyeur gargantuesque des métrages tournant autour du thème des morts-vivants. R.I.P à Georges au passage et pensez à visionner ses  Land of the Dead et Diary of the Dead.

STOP ! PAUSE ! … Temps « MORT » ! Oups ! … On rembobine et on laisse une chance à ce film présenté à Gérardmer cette année. Basé sur l’oeuvre éponyme de Martin PAGE (alias Pit Agarmen), le film nous immerge au côté d’un multi-instrumentiste auteur-compositeur-interprète héros malgré lui d’un univers en déliquescence hanté par les « marcheurs ».

Métro Boulot Bobos

Si vous voulez savoir comment s’en sort un bobo parisien aux antipodes d’un Mad Max devant une apocalypse zombie alors La Nuit a Dévoré Le Monde pourrait vous interpeller. Il faut saluer l’excellent travail réalisé sur les sons, musiques et bruitages qui portent le film.

A l’instar d’un Seul au Monde Anders Danielsen Lie, l’acteur Norvégien qui incarne Sam, porte presque à lui tout seul le métrage sur ses frêles épaules. Pour l’anecdote, ce comédien surdoué est aussi à l’aise devant la caméra que devant une caisse claire (il est batteur dans un groupe) ou une salle d’attente (il est médecin par ailleurs).

Parsemé de scènes d’actions classiques pour le genre mais aussi de vrais moments d’introspection ou encore de scènes quasi-poétiques ce film est une perle à découvrir de toute urgence !

Bon film à toutes et à tous !

 

 

 

 

 

On termine avec le glossaire survivaliste :

EDC =Every Day Carry, Nécessaire quotidien à transporter.

EDV=Every Day Vehicle, Même que ci-dessus pour un véhicule.

BAD=Base Autonome et Durable, Lieu fortifié, secret et prévu pour un confinement de plusieurs semaines.

BOB=Bug Out Bag,  sac d’évacuation d’urgence.

Dans La Brume

Quand Romain Duris et Olga Kurylenko se retrouvent piégés par une brume mortelle dans un immeuble parisien et que leur fille, atteinte d’une maladie rare, n’a plus que quelques heures d’oxygène dans son caisson, une course contre la montre s’engage …

Suite à un séisme la surface de la Terre est plongée sous la brume. Les derniers survivants cherchent à atteindre les points hauts pour continuer à vivre.

En parallèle du film de genre et du survivalisme présenté dans le film, le thème du handicap de l’enfant et l’engagement des parents sont assez bien traités. Peut-être que ma situation personnelle m’a permise de m’identifier plus aisément aux héros qui vont lutter pour trouver de l’oxygène et un moyen sûr de déplacer leur enfant afin d’échapper aux vapeurs toxiques issues de ce cataclysme.

Si les scènes d’action ne sont pas spectaculaires (n’est pas Ethan Hunt qui veut! ) , elles demeurent réalistes et à la portée de tout parent soumis à une situation de stress et de danger. Du côté des cascades donc c’est du tout bon !

Toutefois, là où le film perd de sa crédibilité, c’est lorsqu’il se vautre dans le pathos le plus basique jusqu’au twist final que l’on voit arriver de loin !

Par ailleurs, le métrage souffre de quelques baisses de régime, surtout vers la fin, ce qui peut rendre pénible son visionnage même pour une durée d’une heure et demi.

A vous de voir si Dans La Brume peut vous intéresser, pour ma part, je le trouve trop conventionnel même si l’on peut saluer le fait qu’il souhaite promouvoir le film de genre français !