Street Trash 30ème Anniversaire !

“Aux chiottes, l’article !”

En juin 1987 sortait un long métrage horrifique cartoonesque filmé par un jeune réalisateur : Jim Muro. Ce dernier ayant fréquenté la School Visual Arts of New York, il y fit la connaissance de Roy Frumkes qui avait travaillé sur Zombie de Georges Romero, une pointure du genre.

Un Master de Qualité !

De prime abord, on pourrait considéré Street Trash comme une simple série B filmé “par-dessus l’épaule”… Pourtant, en y regardant de plus près, le film utilise des cadres précis. Une colorimétrie de qualité qui se trouve du coup magnifiée par le support HD. Dire que j’ai vu Street Trash de nombreuses fois en VHS où bien à la TV en 480p sans pouvoir profiter de ce travail à l’époque ! En version Blu-ray, je suis bluffé par la haute définition. Les couleurs crèvent l’écran aussi bien celles des vêtements que celles des décors et des véhicules. Le paroxysme étant atteint lorsque le breuvage Viper entre en scène et décape les personnages de fond en comble ! C’est là que réside l’un des intérêts majeurs du film à savoir ses explosions gores et cartoonesques !

Viens chez moi ! J’habite chez une coquine.

Plongé au cœur d’une casse-auto située quelque part dans le quartier de Brooklyn, le spectateur suit les pérégrinations des clochards du coin; leurs combats pour garder la suprématie sur un territoire et pour trouver de la nourriture.

La découverte par un commerçant du coin d’une vieille réserve d’alcool de….1924 va rebattre les cartes et la hiérarchie du quartier va s’en trouver changé à jamais.

Si le film utilise souvent l’humour noir pour passer d’une scène à une autre et offrir ainsi des transitions moins grand-guignolesques, il n’hésite pas a aborder des sujets graves comme la guerre du Vietnam (et ses fantômes) qui hante certains personnages ou encore la nécrophilie.

A ce jour, Street Trash constitue le seul et unique long métrage de Muro qui officie depuis comme opérateur Steadycam reconnu dans le milieu. On peut regretter que James Michaël Muro se soit arrêté en si bon chemin, il laisse malgré tout une oeuvre de qualité, dérangeante à souhait et qui trente ans après a conservé le charme des films d’horreur des années 80.

Bon film à toutes et à tous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir l’émission de “FR3” avec Marc Toullec (Mad Movies) :


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