Je sors d’Alien Covenant !

 

Dix ans après les événements de Prometheus le vaisseau Covenant de la compagnie Weyland-Yutani, un conglomérat chargé de terraformer de nouvelles planètes, sillonne le vide intersidéral. A son bord, Walter (Michaël Fassbender), un androïde, chargé de l’intendance de l’appareil.Placés pendant des mois en hyper-sommeil, le reste de l’équipage doit être réveillé juste avant d’arriver sur la prochaine planète à coloniser. Le Covenant transporte des centaines de colons sous forme embryonnaire. Suite à une avarie, l’équipage va devoir prendre des décisions cruciales pour la survie de leur précieuse cargaison…

J’avais beaucoup aimé Prometheus et j’attendais avec impatience de connaître la suite des événements. Surtout que le cliffhanger annonçait le meilleur pour une pré-quelle du premier Alien. J’avais hâte de découvrir la planète des Space Jokeys (ou Ingénieurs), cette civilisation très avancée capable de donner la vie sur une planète…puis de la reprendre par des moyens gores et radicaux (les xénomorphes). Je suis sorti de la projection avec un goût d’inachevé.

Ridley Scott place l’action de son film dans plusieurs environnements : on découvre enfin une planète avec de la végétation dans la saga Alien ! ça change des corridors métalliques étroits…on respire ! Même si la franchise se doit d’inspirer un climat claustrophobe et hermétique il faut avouer que fouler un peu d’herbe et traverser un champ de blé (!?!)  ça fait plaiz’ ! Sur ce point le film est réussi. Passons aux personnages !

Evidemment, le fait de retrouver Fassbender dans son rôle d’androïde qui te plante comme il faut “en loucedé” est purement jouissif ! J’aime beaucoup le personnage de Bishop mais en 2017, les gentils androïdes obéissants et dévoués c’est “réné” (pour les lecteurs non méditerranéens : c’est fatiguant !).  En plus, deux Michaël pour le prix d’un seul billet, c’est plutôt cool. J’ai bien aimé le personnage féminin de Daniels (Katherine Waterston, Steve Jobs / Les animaux fantastiques). Sans arriver à la hanche (oui on peut utiliser cette expression), de Sigourney Weaver, Kat Waterston fait le job, émotions et actions, on la retrouve en perso Badass de service. Le reste de la troupe, hormis le fait de servir d’Apéro aux Xéno, traverse le film en arrière-plan. Un peu dommage mais le film est centré sur Fassbender / Waterston. On poursuit avec le scénar.

Alors là par contre j’ai été assez déçu car je m’attendais à un peu plus de profondeur de la part du réalisateur Vauclusien. Je rêvais de voir la civilisation des Mala’kaks (les ingénieurs) en détails. Je souhaitais en apprendre plus sur leur Histoire, leur technologie, leurs coutumes et pourquoi pas leur origine. Au lieu de ça on a droit à un court flash-back sur l’arrivée de David sur la planète et basta. J’étais véner pour le coup ! On termine par les scènes d’actions et le montage.

Dans ce domaine, Scott envoie le bois ! Sans être aussi bourrin que Alien, le Retour, Covenant sait tenir le spectateur en haleine pendant les deux heures de la projection, je n’ai pas pensé à regarder ma montre une seule fois; preuve que le montage est correct. Même si on constate des coups de mou par endroits (scènes de blabla pas franchement utiles).

Au final, Alien Covenant s’avère un divertissement gore et de SF tout à fait recommandable, il apporte des réponses à l’origine de la franchise mais peut laisser les fans sur leur faim.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Appetizer : “The Last Supper”, avec James Franco, les premières minutes du film (non incluses dans la Version Cinéma) :

Bon film à toutes et à tous !

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